Vous ne manquez pas de motivation. Vous êtes peut-être devenu expert en auto-sabotage.

Vous ne manquez pas de motivation. Vous êtes peut-être devenu expert en auto-sabotage. Le plus dangereux avec l’auto-sabotage, c’est qu’il est logique. J’accompagne une personne brillante. Elle veut changer de poste. Changer d’entreprise. Changer de vie. Mais à chaque rendez-vous, c’est le même scénario : “Je suis fatiguée.” “Je n’ai pas l’énergie.” “Mon manager est injuste.” “Mes collègues ne m’aiment pas.” “Ma maladie me bloque.” Et le pire ? Tout est vrai. Oui, elle est fatiguée. Oui, son environnement n’est pas parfait. Oui, certaines situations sont injustes. Mais entre “avoir une difficulté” et “devenir sa difficulté”, il y a un gouffre. Parce qu’à force de répéter les mêmes causes… on finit par protéger ses problèmes au lieu de protéger son futur. Je lui propose des solutions simples : - reprendre un rythme de sommeil normal - soigner son énergie et son image - arrêter de nourrir uniquement le négatif - apprendre à être plus souple - montrer une posture plus positive Mais elle revient toujours au même “oui mais”, le refuge préféré de l’auto-sabotage. “Oui mais je suis fatiguée.” “Oui mais ils sont toxiques.” “Oui mais personne ne comprend.” Et dès qu’elle progresse… Elle retourne dans ses anciens réflexes. Comme si souffrir était devenu plus rassurant que changer. C’est cela, l’auto-sabotage. Ce n’est pas détester sa vie. C’est préférer l’inconfort connu à l’inconfort du changement. La vérité que personne ne veut entendre : Vous ne pouvez pas vouloir une nouvelle vie… avec les mêmes habitudes, le même discours et la même posture. Le cerveau adore les excuses cohérentes même quand elles détruisent votre avenir. Alors comment en sortir ? - Arrêter de chercher qui a tort et commencer à regarder ce que vous répétez. - Observer vos phrases automatiques pendant 7 jours. “Je suis fatigué.”; “Je n’ai pas le temps.”; “Les autres sont le problème.” Vos mots révèlent vos prisons. Remplacer les explications par des décisions. - Pas “je devrais dormir plus” mais : “à 23h, j’éteins mon téléphone.” - Pas “je dois être plus positif" mais : “chaque soir, j’écris 3 choses qui ont été bonnes aujourd’hui.” Le changement ne vient pas d’une prise de conscience, il vient d’un comportement répété assez longtemps pour devenir une identité. Question honnête : Combien de temps encore allez-vous expliquer votre situation… au lieu de construire une sortie ?

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