Et parfois, ça donne bonne conscience… sans rien changer. C’est même devenu un paradoxe : plus on en parle, moins on transforme vraiment le quotidien des équipes. On pense à tort que : - Améliorer la santé mentale, c’est juste organiser des conférences ou des ateliers de sensibilisation. - Former quelques référents ou secouristes suffit à prévenir les situations critiques. - Libérer la parole règle une grande partie du problème. Mais en réalité : - Les conférences sensibilisent… mais ne changent ni les pratiques managériales ni les environnements de travail. - Former des secouristes est essentiel, mais ils interviennent souvent trop tard, quand la situation est déjà dégradée. - Libérer la parole aide, mais sans cadre sécurisé et sans actions derrière, elle peut même renforcer le sentiment d’impuissance. Alors quoi faire ? • Former les managers en profondeur ↳ pas seulement à écouter, mais à réguler, cadrer et prioriser • Revoir les organisations de travail ↳ charge, priorités, injonctions contradictoires, c’est là que tout se joue • Responsabiliser les entreprises ↳ la santé mentale ne doit pas être portée uniquement par les individus Je suis secouriste en santé mentale. Et c’est justement pour cette raison que je le dis : → On ne prévient pas l’épuisement seulement avec des discours → On le prévient en changeant les conditions de travail À quel moment votre organisation passe-t-elle de la parole… à l’action ?
Écrire commentaire